Cette œuvre fait partie de la série Monarchie / Anarchie, dans laquelle Beus explore les tensions entre pouvoir et vulnérabilité, héritage et révolte, apparat et identité.
Réalisée au stylo BIC, chaque pièce cultive l’ambiguïté, l’interprétation multiple, et invite à un regard lent, attentif.
Rien n’est livré frontalement. Les symboles glissent, les figures se dérobent.
À chacun d’y projeter sa propre lecture.
La Belle Poule reprend l’une des extravagances les plus célèbres de la cour de Marie-Antoinette : la coiffure-pouf, monument de vanité et d’apparat.
Sur une chevelure-montagne, un navire est posé comme une miniature dérisoire, référence directe à une époque où le paraître valait manifeste.
Avec ironie, Beus stylise ce symbole d’orgueil en pur volume capillaire, flottant sur fond blanc, comme vidé de toute tête.
L’image vacille entre hommage, sarcasme et pure absurdité — un vide majestueux, à coiffer du regard.
















































