Avec Fantasmagorie, Beus pousse encore plus loin l’évolution amorcée dans cette nouvelle série.
L’irrévérencieuse devient presque irréelle.
Le corps est fragmenté, retenu, traversé de détails qui oscillent entre sensualité, contrainte et liberté. Les liens, les coutures, les tatouages et les transparences créent une tension permanente entre douceur et provocation.
Et autour d’elle, l’abstraction prend désormais une place centrale.
Les formes flottantes ne servent plus simplement de décor : elles participent pleinement à l’œuvre. Elles enveloppent le personnage, brouillent les repères et donnent à la composition une dimension presque onirique.
On retrouve immédiatement la signature de Beus :
— le travail au stylo Bic
— la maîtrise anatomique
— l’univers XVIIIe réinterprété
— cette manière unique de mélanger élégance classique et irrévérence contemporaine.
Mais Fantasmagorie marque aussi une montée en intensité.
La pièce est plus audacieuse.
Plus libre.
Plus dérangeante aussi.
Pour un collectionneur, cette œuvre est intéressante car elle appartient clairement à cette phase de transformation du travail de Beus, où son univers historique bascule vers quelque chose de plus expérimental et plus affirmé visuellement.
Et ce sont souvent ces périodes d’évolution qui deviennent les plus recherchées avec le temps.












































