01
Les séries
Des Irrévérencieuses à Monarchie / Anarchie, jusqu’à Stay You : plusieurs territoires visuels pour un même langage.
LA DISTILLERIE 66
Sébastien Boismoreau, alias BEUS, développe depuis 2014 une pratique centrée sur le dessin au stylo à bille. Il choisit un outil ordinaire, familier et immédiatement identifiable pour en faire un véritable langage graphique. Loin de l’effet de démonstration technique, ce choix lui permet de construire une écriture personnelle fondée sur la précision, le temps et la maîtrise du geste.
Son travail se construit par accumulation de traits, variations de pression et superposition progressive des valeurs. Les ombres, les lumières, les carnations, les cheveux, les textiles, les bijoux ou les reflets apparaissent sans recourir à un effet pictural qui masquerait le dessin : c’est le trait lui-même qui construit la matière et le volume. Cette finesse d’exécution, répétée pendant des heures, constitue le socle quotidien de sa pratique.
Le réalisme n’est pourtant qu’un point d’entrée. BEUS décrit sa démarche à travers le paradoxe de l’iceberg : une image peut séduire immédiatement par sa surface, puis révéler progressivement des éléments qui déplacent la lecture. Attirance et dérangement, élégance et tension, force et fragilité coexistent dans des compositions qui refusent une interprétation unique.
Ses œuvres mêlent figures historiques, culture populaire, mémoire punk, symboles de pouvoir, féminité et rébellion contemporaine. Il détourne ces références moins pour les illustrer que pour les mettre en friction. C’est dans cette logique qu’il parle aujourd’hui de ses allégories : donner une forme imagée à une idée, un concept ou une tension abstraite afin d’en ouvrir la compréhension sans en fermer le sens. Il cherche des images capables de dépasser leur contexte immédiat, de provoquer une première lecture puis d’en suggérer une autre. La Conciergerie constitue pour lui l’un des exemples les plus aboutis de cette démarche : les symboles y racontent une histoire, rendent l’idée plus lisible, mais conservent volontairement une double lecture et une part d’interrogation.
Dans la série des Irrévérencieuses, la figure féminine occupe une place centrale. BEUS y travaille volontairement l’ambiguïté entre sensualité et émancipation, vulnérabilité et affirmation de soi. Masques, harnais, chaînes et ornements peuvent être perçus comme des bijoux ou comme des carcans. Les poufs participent au même jeu de contradiction : symboles d’outrance, d’exubérance, d’audace et d’insolence sociale, ils évoquent aussi la contrainte physique de coiffures longues à élaborer, de perruques lourdes soutenues par des armatures et de cette volonté d’être remarquée à tout prix. Cette tension questionne autant le regard posé sur ces figures que la manière dont elles choisissent de se montrer.
À côté de ce travail au stylo à bille brut, certaines œuvres ouvrent une recherche plus expérimentale. Sur toile, BEUS peut extraire l’encre du stylo, la diluer, la pulvériser ou la travailler au couteau avant de revenir au trait. Fragile, Cyber et L’Audacieuse découlent directement de cette recherche. Ces pièces restent des prolongements transversaux de sa pratique : elles élargissent son vocabulaire sans remplacer la précision du dessin qui en demeure le cœur.
Son parcours s’est également développé à travers des expositions, des projets et des collaborations ponctuelles. En 2024, son travail est mobilisé pour la campagne Renault 5 E-Tech électrique × BIC conçue avec Publicis Conseil. En 2025, il participe à l’exposition BIC en couleurs à Paris. Ces contextes élargissent la visibilité de son travail tout en conservant l’autonomie de sa démarche artistique.
Aujourd’hui, BEUS poursuit cette recherche entre virtuosité du dessin et profondeur de lecture. Le stylo à bille reste son point d’ancrage : non comme un gimmick, mais comme une discipline exigeante qui lui permet de faire émerger des images immédiatement reconnaissables, puis de les laisser se transformer dans le regard de celui qui les observe.
DOSSIER ARTISTE · LA DISTILLERIE 66
Le stylo à bille comme langage
Un stylo à bille. Des milliers de traits. Et derrière la maîtrise du dessin, un monde où l’histoire rencontre la rébellion contemporaine.
L’ARTISTE
Sébastien Boismoreau, alias BEUS, développe depuis 2014 un travail centré sur le stylo à bille. Portraits, matières, volumes, textiles, carnations, cheveux, bijoux et reflets émergent par accumulation de traits et variations de pression.
Le réalisme n’est que la surface. BEUS décrit sa démarche à travers le « paradoxe de l’iceberg » : l’image attire d’abord, puis des détails déplacent la lecture, entre séduction et dérangement. Ses allégories mêlent histoire, culture contemporaine, pouvoir, féminité et rébellion sans imposer une interprétation unique.
« Je souhaite laisser plusieurs lectures derrière une œuvre d’art. Que chacun s’en fasse sa propre vision. »— BEUS, 2025
L’UNIVERS DE BEUS
01
Des Irrévérencieuses à Monarchie / Anarchie, jusqu’à Stay You : plusieurs territoires visuels pour un même langage.
02
Un outil quotidien transformé en médium de précision, de densité et de lumière.
03
Histoire, culture contemporaine, symboles, apparence, pouvoir et rébellion se superposent dans une lecture jamais univoque.
LES SÉRIES

Une apparence maîtrisée, puis des fragments qui ouvrent sur ce qui reste caché. La série confronte l’identité sociale à une part plus intime, secrète ou simplement invisible dans la vie quotidienne.

Dissolutions explore un corps dont les contours ne sont jamais tout à fait fixes. Un fil rouge traverse la série comme un repère, tandis que les figures oscillent entre apparition et effacement. Selon les œuvres, la matière suggère, recouvre ou révèle, laissant parfois affleurer de manière presque imperceptible ce qui se tient sous la surface.

Dans l’imaginaire pop des années 50/60, corps, objets et icônes séduisent autant qu’ils assignent. La série explore la fabrication du désir, les rôles imposés et la manière dont consommation et culture populaire conditionnent les identités.

Stay You traverse les cultures urbaines et les contre-cultures, sans réduire l’individu à un groupe ou à un style. Vêtements, attitudes, coiffures et signes deviennent des langages d’affirmation : appartenir, se reconnaître, mais rester soi.

Ailleurs fait voyager l’Irrévérencieuse d’un monde à l’autre. D’un contexte, d’une culture ou d’un imaginaire à l’autre, elle change de décor sans perdre son identité. La série explore cette figure récurrente à travers différents univers, comme autant de variations d’un même personnage qui observe, traverse et se confronte à d’autres mondes.

Une même figure, deux perceptions. La douceur du bleu bascule vers une présence plus dense, presque statuaire. Le dessin ne change pas : c’est le regard qui révèle une autre réalité.
LE STYLO À BILLE
Chez BEUS, le stylo à bille n’est pas un simple outil de dessin, mais un médium de précision. L’image se construit par accumulation de traits, variations de pression et temps d’exécution. Ombres, lumières, matières et volumes apparaissent progressivement, dans un travail de finesse où chaque détail compte.
Le trait ne couvre pas : il construit. Carnations, textiles, cheveux, bijoux, reflets et textures émergent d’une maîtrise patiente du geste. Cette précision, obtenue directement au stylo à bille, constitue le cœur quotidien de sa pratique.
Certaines œuvres prolongent cette recherche vers un registre plus expérimental. Sur toile, l’encre du stylo à bille peut être extraite, diluée, pulvérisée ou travaillée au couteau avant d’être reprise par le trait. Cette recherche transversale est notamment à l’origine de Fragile, Cyber et L’Audacieuse.
REPÈRES
BIC en couleurs
Paris · Kiff & Marais · 16–22 octobre 2025
Monarchie / Anarchie
24 mai 2025 · 18h30 · La Distillerie 66 · Torreilles
Surface et dimensions intérieures
24 mai–16 juin 2024 · BEUS & VILE · La Distillerie 66
NAE Perpignan
6–8 octobre 2023 · Église des Dominicains · Perpignan
PRESSE
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Un aperçu destiné à documenter progressivement la trajectoire de l’artiste au-delà des seules œuvres disponibles.
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LES SÉRIES
Une apparence maîtrisée, puis des fragments qui ouvrent sur ce qui reste caché. La série confronte l’identité sociale à une part plus intime, secrète ou simplement invisible dans la vie quotidienne.
Dissolutions explore un corps dont les contours ne sont jamais tout à fait fixes. Un fil rouge traverse la série comme un repère, tandis que les figures oscillent entre apparition et effacement. Selon les œuvres, la matière suggère, recouvre ou révèle, laissant parfois affleurer de manière presque imperceptible ce qui se tient sous la surface.
Stay You traverse les cultures urbaines et les contre-cultures, sans réduire l’individu à un groupe ou à un style. Vêtements, attitudes, coiffures et signes deviennent des langages d’affirmation : appartenir, se reconnaître, mais rester soi.
Ailleurs fait voyager l’Irrévérencieuse d’un monde à l’autre. D’un contexte, d’une culture ou d’un imaginaire à l’autre, elle change de décor sans perdre son identité. La série explore cette figure récurrente à travers différents univers, comme autant de variations d’un même personnage qui observe, traverse et se confronte à d’autres mondes.
Une même figure, deux perceptions. La douceur du bleu bascule vers une présence plus dense, presque statuaire. Le dessin ne change pas : c’est le regard qui révèle une autre réalité.
LA SÉRIE
L’ARTISTE
Steve Pitocco, né en 1977, construit depuis les années 1990 un parcours où se croisent graffiti, design industriel, peinture, matière et espace public.
Formé à Strate puis passé par l’industrie créative, il développe progressivement un langage personnel dont le Filing devient l’un des axes majeurs : une ligne de matière déposée par un geste qui engage le corps entier.
Trente ans de pratique ne racontent pas une succession de styles, mais une même recherche sur la ligne, le mouvement et l’espace.
Steve Pitocco naît en 1977 à L’Haÿ-les-Roses. Il grandit en banlieue parisienne et rencontre très tôt le dessin, la culture hip-hop et le graffiti. La rue devient un premier terrain d’apprentissage : vitesse du geste, composition, impact visuel et rapport direct à l’espace.
De 1996 à 2001, il se forme au design industriel à Strate. Après ses études, son parcours professionnel le conduit notamment chez Alfred Dunhill puis Reebok. Il fonde ensuite les structures créatives Opful puis Packnowledge, tout en poursuivant une pratique artistique.
Installé à Chevilly-Larue à partir de 2009, Steve développe un langage personnel qui s’éloigne du seul graffiti sans en renier l’énergie. La Ville situe en 2010 un repère important dans la naissance du Filing.
Dans le même temps, Koeurélé, son cœur ailé, accompagne une autre facette du parcours : rue, graphisme, objet, collaborations et projets à grande échelle.
À partir des années 2020, expositions, créations participatives, fresques et commandes architecturales prolongent cette évolution. Rue, design, Filing, Koeurélé et espace public forment les différents versants d’une même recherche.
CORPUS & RECHERCHES
Ici, pas de répétition du catalogue : trois ensembles permettent de comprendre comment Steve déplace sa ligne entre figure, mouvement et matière.
Le Filing ne se limite pas à l’abstraction : Steve l’utilise aussi pour déplacer des figures, des récits et des références de l’histoire de l’art.
Des œuvres comme Les Primates ou ses figures de guerriers montrent un autre versant du travail : le geste contemporain entre en dialogue avec des compositions classiques, sans devenir simple citation.
Chevaux, meutes et grands animaux deviennent des vecteurs de vitesse, de tension et de mouvement collectif.
Le bestiaire traverse plusieurs périodes du travail de Steve. Il lui permet de pousser la ligne vers la course, la masse, l’instinct ou la confrontation, sur toile comme à l’échelle du mur.
Le dessin quitte le seul plan : Steve assemble, découpe, transforme et brouille la frontière entre peinture, objet et sculpture.
Bois, métal, résine, textile ou objets récupérés prolongent sa recherche. Cette pratique expérimentale relie directement son passé de designer à son travail de plasticien.
LE GESTE SIGNATURE
Une technique personnelle développée par Steve Pitocco au fil de ses expérimentations.
UNE TECHNIQUE QU’IL A CRÉÉE
Avec le Filing, Steve guide un fil d’acrylique résinée au-dessus du support. Le geste engage le corps entier et se construit entre maîtrise et imprévu.
Entre calligraphie, peinture et performance.
Le Filing est une technique créée et développée par Steve Pitocco au fil de ses expérimentations. Debout au-dessus du support, il laisse couler un fil d’acrylique résinée qu’il accompagne par le déplacement du corps.
Il prépare la construction générale de l’œuvre, mais pas le trajet détaillé de la ligne. Le geste se construit au fur et à mesure, dans un dialogue entre intention et comportement de la matière.
Ses pinceaux peuvent être durcis puis retaillés pour obtenir différentes épaisseurs. Poignet, bras et jambes participent au mouvement : le Filing tient autant de la peinture que de la calligraphie et de la performance.
La technique introduit une tension entre maîtrise et accident. Rien ne peut être gommé pendant l’exécution : une coulure, une densité ou un débordement imprévu doit être accepté et réintégré à la composition.
Steve étend cette recherche à différents supports et matières — bois, métal, résine, textile ou objets — afin de faire évoluer le Filing au-delà du tableau traditionnel.
Vidéo : le geste est documenté ici par un film de 57 secondes.
ALTER EGO
Une lecture à rebours : partir des formes les plus récentes et construites de Koeurélé, puis remonter progressivement vers le signe et ses racines urbaines.
Le langage de Koeurélé mis en dialogue avec quatre pratiques internationales utilisant l’intelligence artificielle.
Artifex Lab met en regard les œuvres originales de Koeurélé avec plusieurs interprétations génératives : le signe devient matière première d’un dialogue entre geste humain et transformation numérique.
À grande échelle, le cœur ailé devient un repère graphique qui dialogue directement avec le bâtiment.
Ces interventions montrent le passage du graffiti et du signe vers une présence architecturale plus construite.
Le signe se prête au dialogue : collaboration murale, objet éphémère ou image narrative.
Koeurélé fonctionne comme un vocabulaire suffisamment simple pour entrer en relation avec d’autres écritures et d’autres supports sans perdre son identité.
Le cœur ailé ne flotte pas toujours seul : il dialogue avec un lieu, un personnage, un objet ou une situation.
Ces images montrent un Koeurélé plus narratif. Le signe devient acteur d’une scène et prend son sens dans la relation au mur et à ce qui l’entoure.
Sur panneaux, briques et façades, Koeurélé retrouve son terrain d’origine : la ville comme support et comme public.
Ces interventions montrent la capacité du cœur ailé à rester identifiable malgré les changements d’échelle, de surface et de contexte urbain.
Un emblème immédiatement reconnaissable, utilisé par Steve comme un langage visuel autonome.
Steve présente aujourd’hui Koeurélé comme son alter ego créatif. Le cœur et les ailes associent deux idées simples — amour et liberté — et deviennent un signe capable de voyager d’un contexte à l’autre.
MOMENTS & PROJETS
Chaque projet peut ouvrir plusieurs photos, un texte détaillé et des vidéos sans modifier le gabarit.
Le cœur ailé quitte le mur et devient langage de produit dans une Artist Series européenne.
En 2012, Steve Pitocco signe une collaboration avec New Era. Deux sources publiées à l’époque documentent une série de cinq modèles, déclinés notamment sur des silhouettes 59FIFTY et 9FIFTY.
Fashionoffice date le lancement de l’édition limitée du 18 juin 2012 et présente la collection Steve Pitocco comme la troisième collaboration artiste de New Era en Europe, après Jon Burgerman et Bue the Warrior.
Le motif central est déjà celui du cœur ailé Koeurélé. Cette collaboration constitue un jalon très lisible dans le parcours de Steve : son langage urbain passe du mur au produit, dans la continuité de sa formation et de son expérience de designer.
Hiphop.de décrit également Steve comme un street artist parisien identifié à son cœur ailé et confirme les cinq casquettes de l’Artist Series européenne.
Point de méthode : le portfolio ADAGP actuel de Steve mentionne aujourd’hui 9 caps développées pour New Era et vendues dans le monde. Cette donnée diffère des sources de 2012 qui en documentent cinq. La fiche historique conserve donc le chiffre de cinq, attesté à l’époque, et signale cette divergence sans la trancher artificiellement.
Source 2012 — Fashionoffice ↗
Source 2012 — Hiphop.de ↗
Portfolio ADAGP actuel ↗
Koeurélé prend place dans un dispositif de murs temporaires où la ville devient support, contexte et public.
Les 3 Murs est un projet lancé en 2010 par le Conseil de quartier Hôpital Saint-Louis — Faubourg du Temple avec l’appui de la Mairie du 10e arrondissement. Les murs sont régulièrement confiés à de nouveaux artistes afin de faire évoluer l’art dans l’espace public et de créer un lien avec le quartier.
Les archives du Conseil de quartier situent explicitement Koeurélé au 38 rue Sainte-Marthe en mai 2012. Ce jalon montre le cœur ailé dans son milieu naturel : la ville, non comme simple décor, mais comme support d’une œuvre temporaire et partagée.
Le film Smooth Zoo for “les 3 murs” by Steve Pitocco, conservé sur Vimeo par Captain Prod et réalisé par Franck Obadia, documente Steve au travail rue Sainte-Marthe. Il est intégré à cette fiche après la vignette.
Le bulletin de la Mairie du 10e décrit le dispositif comme un projet participatif destiné à soutenir l’expression artistique, embellir l’espace public et associer artistes, habitants et acteurs locaux.
Archive Les 3 Murs — Paris 10e ↗
Film — Vimeo / Captain Prod ↗
Bulletin municipal — Mairie du 10e ↗
Média disponible à ce stade : une vignette issue du film et le film original Vimeo. Je n’ai pas encore retrouvé de série de photographies fixes haute définition, authentifiées comme vues du mur de Steve en mai 2012.
Peinture, résine et matériaux détournés : une exposition collective où la recherche de Steve sur la matière prend une forme de « dentelle ».
Mutation(s) — renaissance plastique des objets est présentée à la Maison des arts plastiques Rosa Bonheur du 7 mars au 25 avril 2015. L’exposition réunit Maya Benkelaya, Samuel Aligand et Steve Pitocco autour d’un point commun : recycler ou détourner des matériaux de leur usage initial pour leur donner une nouvelle existence plastique.
Le magazine municipal de février 2015 décrit précisément la recherche de Steve : il transforme un mélange de peinture et de résine en une matière fluide et épaisse qui lui permet de produire une « dentelle étonnante ». Une œuvre est nommée dans l’article : Dentelle 1.
Cette exposition est donc un jalon intéressant dans l’histoire du Filing et de sa pratique expérimentale : la ligne n’est déjà plus seulement dessinée ou peinte, elle devient matière, relief et objet.
Le vernissage du 6 mars est conçu comme une performance ouverte au public, avec visites sensorielles participatives, interventions dansées et musicales. Pendant l’exposition, la Maison des arts plastiques programme également ateliers, visites familiales et actions avec les scolaires.
Un portrait municipal publié en 2024 revient sur cette exposition et précise que Steve y présentait une dizaine d’œuvres, notamment peintures, dentelle de résine et Filing.
Archive 2015 — Chevilly-Larue Magazine n°162 ↗
Archives des expositions — Maison Rosa Bonheur ↗
Portrait rétrospectif 2024 — Ville de Chevilly-Larue ↗
Document ajouté : la page 20 du portrait publié par Chevilly-Larue Magazine en 2024 est désormais jointe à cette fiche. Elle rappelle explicitement l’exposition Mutation(s) de 2015 et précise que Steve y présentait une dizaine d’œuvres, notamment peintures, dentelle de résine et Filing.
La vignette utilisée ici est le portrait rétrospectif de Steve publié en 2024. Elle ne doit pas être confondue avec une photographie de l’exposition Mutation(s) en 2015. Une vraie vue d’exposition 2015 reste à retrouver.
Une exposition conçue entièrement sur papier Fabriano, où le support devient une matière active et évolutive.
Du 8 au 22 mars 2018, Fabriano Bienvenue présente les œuvres de Steve Pitocco à la Fabriano Boutique, 90 rue du Bac, Paris 7e. Les annonces publiées à l’époque précisent que les œuvres montrées sont exclusivement réalisées sur papier Fabriano.
Steve explique alors son choix par les qualités physiques du papier : sa fragilité, sa capacité à se plier ou se déchirer, sa réaction à l’eau et les transformations qu’il subit avec le temps. Le support n’est donc pas neutre ; il fait partie de la recherche plastique.
Les textes de présentation décrivent des œuvres en couleur plongeant le visiteur dans un univers irréel associé à la paix, la légèreté et l’amour.
Une publication de Claudio Dall’Era datée du vernissage du 8 mars donne le titre du projet : « Dreamers ».
Pour La Distillerie 66, cette étape est intéressante parce qu’elle montre Steve entre dessin et matière : avant même les recherches plus volumétriques, le support lui-même est déjà considéré comme quelque chose qui vit, réagit et se transforme.
Archives visuelles : deux œuvres sur papier et une photographie du vernissage ont été ajoutées à cette fiche à partir des captures fournies par la galerie.
Annonce — Bernieshoot ↗
Annonce — Artistikrezo ↗
Image d’archive — Artistikrezo ↗
Archive du vernissage « Dreamers » — Claudio Dall’Era ↗
Avec Résurrection ailée, Steve transforme des objets de seconde main en installation verticale suspendue.
La Villa Extraordinaire se tient du 28 juin au 29 juillet 2018 au sein de la Cité internationale des arts, à Montmartre. Imaginé pour leboncoin par Wild Buzz Agency, le parcours réunit dix univers mêlant arts plastiques et musique autour d’objets trouvés sur la plateforme puis réinventés.
Steve Pitocco y présente Résurrection ailée, une installation verticale suspendue au centre de la Villa. ItArtBag la décrit comme une allégorie poétique de la vie des objets : ils semblent tomber, puis s’envoler.
Les cinq vues d’archive ajoutées à cette fiche proviennent de l’article ItArtBag transmis par la galerie. Le site crédite les photographies in situ à Véronique Grange-Spahis.
Radio Nova documente de son côté Steve aux côtés de RESO, KATRE, Eric Michel, Agar Agar et Polo & Pan, et indique qu’une vidéo intitulée « RESO et Steve Pitocco à la Villa Extraordinaire » était intégrée à l’article.
Vidéo : son existence est confirmée par Radio Nova, mais l’URL du lecteur d’origine n’est plus exposée sur la page actuelle et je n’ai pas retrouvé de copie publique fiable à intégrer. Elle n’est donc pas embarquée pour l’instant.
Article et photos — ItArtBag ↗
Reportage et référence vidéo — Radio Nova ↗
Annonce de l’exposition — Radio Nova ↗
Une exposition immersive et participative construite autour du collectif, entre art urbain, sport, collaborations et création numérique.
Présentée au Pavillon Vendôme à Clichy au printemps 2023, L’éloge du collectif est organisée par la Ville de Clichy et rentingART. L’exposition est pensée comme une lecture du collectif à travers plusieurs formes de création.
Collectif néo-classique. Steve revisite des scènes collectives classiques sous l’influence de la culture urbaine.
Participatif rugby. Une seconde partie rapproche les valeurs du collectif dans le sport et dans l’art. Des dessins consacrés au rugby entourent une fresque collaborative que les visiteurs sont invités à compléter.
COMPOSITE. Steve présente une série de collaborations réalisées avec 12 street artistes. Il prédéfinit la forme de cadres en bois, puis les confie vierges aux artistes pour des créations à quatre mains.
Du virtuel au réel. Le parcours se termine par des œuvres digitales réalisées avec un outil de réalité virtuelle, présentées dans leur version numérique et physique, accompagnées d’une installation vidéo.
La Ville de Clichy décrit également l’exposition comme immersive et participative, reliant art urbain, sport et collaboration entre artistes.
Source : rentingART ↗
Reportage du vernissage — Ville de Clichy ↗
Deux archives récentes montrent le dessin de Steve confronté au mur, à l’échelle et à l’espace architectural.
Ces deux visuels transmis par la galerie documentent des interventions de Steve à grande échelle. Les dates, lieux et contextes précis seront ajoutés lorsque les informations seront recoupées.
Une fresque intégrée au futur quartier d’Orly.
PALM documente la fresque « L’enfance qui rêve l’équilibre du monde ».
Steve Pitocco participe au Salon des Artistes Français dans le cadre d’Art Capital 2026.
Les documents transmis indiquent Art Capital 2026 au Grand Palais, du 13 au 15 février 2026, et le 236e Salon des Artistes Français.
Le visuel d’invitation mentionne également un vernissage le jeudi 12, de 14 h à 22 h 30, sur invitation.
Dialogue entre geste humain et pratiques utilisant l’intelligence artificielle.
Artifex Lab met en regard les œuvres originales de Koeurélé avec plusieurs interprétations internationales.
PRESSE & DOCUMENTATION
Les articles récents sont replacés à côté d’archives plus anciennes.
Steve figure parmi les artistes annoncés en couverture du numéro 90.
La couverture du numéro 90 cite Steve Pitocco parmi les artistes du numéro.
Un portrait centré sur la liberté créative et le cœur ailé.
Le magazine municipal de Fresnes consacre un portrait à Steve / Koeurélé.
Des élèves sélectionnent douze œuvres et construisent l’exposition.
Le magazine de Fresnes documente un projet pédagogique mené par une classe de 5e.
Le Pavillon Vendôme met Steve à l’honneur.
Communiqué de presse de l’exposition.
Une archive municipale documente le collectif créé en 2019.
Le guide culturel de la mairie du 13e documente ISS Collective.
Nova revient sur l’exposition immersive.
Radio Nova documente les artistes de la Villa Extraordinaire.
Deux publications contemporaines de l’exposition documentent le choix du papier et les dates de Fabriano Bienvenue.
Bernieshoot publie le 27 février 2018 une annonce détaillée de l’exposition, suivie le lendemain par Artistikrezo. Les deux sources donnent les dates du 8 au 22 mars et précisent que les œuvres sont réalisées exclusivement sur papier Fabriano.
Artistikrezo indique également un vernissage le 8 mars à partir de 17 h, en présence de l’artiste. Une archive LinkedIn publiée le même jour par Claudio Dall’Era nomme l’exposition Dreamers.
Bernieshoot — 27 février 2018 ↗
Artistikrezo — 28 février 2018 ↗
Visuel d’archive Artistikrezo ↗
Une archive de 2012 documente l’édition artiste New Era.
L’article constitue l’une des traces en ligne les plus anciennes retrouvées.
30 ANS DE PARCOURS
Une chronologie sélective, appelée à recevoir davantage d’archives.
Culture hip-hop, graffiti et premiers gestes urbains.
Strate, puis expériences dans le luxe et le sportswear.
Chevilly-Larue, développement du Filing et affirmation plastique.
Projets partagés, papier, installation et nouveaux contextes.
Espace public, architecture, transmission et nouvelle structuration de Koeurélé.
LA DISTILLERIE 66
La page est conçue pour évoluer avec les archives de Steve sans casser son architecture.
Prendre rendez-vousL’ARTISTE
Faki Malyemezian, né en 1979, construit depuis le début des années 1990 une pratique où la trace, la liberté, la mémoire et la disparition restent liées à une même expérience : celle de peindre dans la ville.
Des trains et métros de ses premières années aux œuvres de matière aujourd’hui, le graffiti n’est pas un décor ajouté à son travail. Il en constitue l’apprentissage : vitesse, composition, couches, usure, risque, regard porté sur la surface et acceptation de l’éphémère.
« Faki est devenu une seconde identité. » — entretien DRIPS, 2018
Né en 1979 et ayant grandi à Perpignan, Faki rejoint ensuite la région parisienne. Dans l’entretien 12Shot: Faki publié par DRIPS en 2018, il situe ses débuts au début des années 1990 : d’abord sous le blaze Bronz, puis sous le nom Faki, donné par Esky. Il fait ses armes dans le Val-de-Marne et évoque notamment les tags et sessions sur la ligne 7.
Après son installation dans les Yvelines, la rencontre avec Crier l’amène vers GAP. Faki explique alors se consacrer davantage aux trains et aux RER et précise que GAP est le crew qu’il pose systématiquement depuis ses débuts avec le groupe. Il estime avoir pratiqué le graffiti vandale de 1992 à 1999, en peignant environ deux cents trains et une trentaine de métros.
Son parcours est ensuite marqué par une longue interruption et par la séquence judiciaire connue comme l’affaire de Versailles. Dans DRIPS, Faki raconte la perquisition de son domicile, la saisie de ses archives et son passage à la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy. Thunder Control #3 confirme que la genèse des procès de Versailles constitue également un sujet central de son entretien imprimé. L’épisode est conservé ici comme un élément biographique documenté, sans en faire un argument spectaculaire.
Il raconte reprendre le graffiti en 2011, sur murs et camions, après un bilan personnel lié notamment au fait de devenir père. Ce retour n’efface pas les années précédentes : il réactive une identité et une pratique dont il dit qu’elles lui collent à la peau.
Source : DRIPS — « 12Shot: Faki », 15 août 2018 ↗
Avec le temps, le vocabulaire construit dans la rue se déplace vers d’autres supports. La lettre, la superposition, l’usure des surfaces, le relief et la matière restent présents, mais ils ne sont plus contraints par le mur : ils deviennent des outils de recherche à part entière.
À cette pratique d’atelier s’ajoute une autre dimension essentielle : Expo Sauvage, projet dont Faki est à l’origine et qu’il organise concrètement. La rue y devient non seulement un espace de création, mais aussi un espace de rencontre, de collecte et de redistribution.
RECHERCHES PLASTIQUES
Cette partie ne constitue pas un catalogue d’œuvres. Elle rassemble des directions de travail visibles aujourd’hui chez Faki. Les séries nommées par l’artiste seront documentées séparément lorsqu’elles seront identifiées avec certitude.
Le signe issu du writing peut quitter sa fonction de signature pour devenir forme, architecture et rythme.
La lettre appartient à l’apprentissage premier de Faki. Dans son travail d’atelier, elle peut être agrandie, fragmentée, reconstruite ou partiellement absorbée par la composition.
DRIPS apporte ici une preuve très concrète : Faki raconte qu’au milieu des années 1990 il expérimentait déjà la compression de son lettrage, notamment en fusionnant certaines lettres entre elles. La recherche formelle autour du signe ne naît donc pas avec la toile ; elle est déjà présente dans sa pratique ferroviaire.
Source : DRIPS, « 12Shot: Faki », 15 août 2018.
Couches, recouvrements et effacements prolongent dans la matière ce que la ville produit naturellement sur ses murs.
Un mur urbain n’est jamais totalement neuf : il accumule peintures, traces, réparations, affiches et effacements. Faki transpose cette logique de stratification dans certaines recherches de matière.
La surface garde alors la mémoire de ce qui a été couvert. Le temps devient un élément de la composition autant que la couleur ou le geste.
Certaines recherches quittent la simple planéité et donnent à la peinture une présence physique plus proche de l’objet mural.
Le relief oblige à regarder autrement : de face, de côté, selon la lumière. Cette matérialité ouvre un territoire distinct du mur peint comme de la toile traditionnelle.
Cette direction devra être précisée avec Faki : techniques exactes, dates, étapes et éventuelles séries associées.
La ville fabrique des images par collision. Des gestes différents s’y recouvrent sans demander la permission au précédent.
Cette logique de saturation conserve quelque chose de l’espace public : l’image n’est jamais définitive et plusieurs écritures peuvent coexister, se contredire ou se masquer.
Faki utilise cette densité comme langage plastique, non comme décor « street » ajouté à une composition.
Nous n’inventerons pas de séries à partir des titres des œuvres disponibles en galerie.
Cette bibliothèque est réservée aux séries ou corpus que Faki identifie lui-même comme tels : nom, période, intention, œuvres représentatives, archives et éventuelles vidéos.
PROJETS & COLLABORATIONS
Ici encore, la page ne reprend pas le catalogue de la galerie. Elle documente les contextes : résidence, travail collectif, intervention et déplacement du geste.
À La Distillerie 66, la résidence devient un temps de création et de rencontre avant d’être un simple accrochage.
En avril 2025, La Distillerie 66 accueille une résidence autour de Faki et Sike. Le projet donne lieu à des créations sur place et à un vernissage le 5 avril.
Les photographies actuellement disponibles ne constituent qu’un premier fonds. Les vues de travail, de préparation, d’accrochage et de rencontre avec les autres graffeurs seront ajoutées lorsqu’elles seront identifiées.
Le graffiti s’est construit dans une culture de crews, de rencontres et de surfaces partagées. Le travail collectif en garde la logique.
Plusieurs créations conservées par la galerie témoignent de cette pratique à plusieurs mains. Sur cette page artiste, elles servent à documenter le principe de collaboration, pas à reproduire leur fiche commerciale.
Les titres, dimensions, prix et disponibilités restent volontairement dans le Store.
Le H.art Project documente l’utilisation d’une photographie d’un mur graffiti de Faki dans une salle d’échographie pédiatrique.
Le site du H.art Project indique qu’une salle d’échographie du service de radiologie pédiatrique de l’Hôpital Bicêtre présente une photographie d’un mur graffiti de @Faki.
Cette source ne prouve pas encore les interventions gratuites en hôpital que nous souhaitons documenter séparément avec Faki.
Une action déjà mentionnée dans le dossier Shopify joue sur la frontière entre artiste, vendeur de rue, valeur et regard du public.
Le dossier artiste Shopify mentionne une intervention à Urban Art Fair durant laquelle Faki se serait fait passer pour un vendeur de rue. Avant de développer cette histoire, nous devons récupérer les images, la date, le déroulé exact et sa propre version.
PRATIQUE URBAINE
Le graffiti explique une partie du langage de Faki, mais il ne résume pas son travail. Cette section relie les archives fondatrices à quelques gestes encore actifs aujourd’hui.
Une période fondatrice, racontée directement par Faki dans ses entretiens.
Dans son entretien DRIPS, Faki situe sa pratique vandale entre 1992 et 1999, principalement sur trains et métros. Il estime son parcours à environ deux cents trains et une trentaine de métros.
Le récit documente plusieurs terrains et réseaux ferroviaires : ligne C, Montparnasse, Gare du Nord, tunnels parisiens, TER et déplacements dans différentes régions. Il évoque aussi des pièces ayant circulé à travers Paris avant même qu’il puisse toujours en conserver une photographie.
Ces chiffres et souvenirs sont présentés comme son témoignage direct. Maquis-Art apporte un recoupement indépendant sur au moins un terrain ferroviaire : sa base consacrée à la gare Paris-Montparnasse indexe explicitement Faki parmi les artistes associés au lieu.
Les archives photographiques originales de Faki permettront plus tard de rattacher précisément chaque image à une date et un emplacement.
Sources : DRIPS, « 12Shot: Faki », 15 août 2018 ; Maquis-Art — Paris-Montparnasse ↗.
Le nom Faki, les rencontres et les crews appartiennent à une culture où l’identité individuelle se construit aussi collectivement.
Faki explique que le blaze lui est donné par Esky. Le nom renvoie au terme de skateboard fakie, rouler en arrière pour effectuer une figure dans le sens inverse de sa position de base. Il écrit que ce blaze est devenu pour lui « une seconde identité ».
Après ses premières années dans le Val-de-Marne, il rencontre Crier dans les Yvelines, puis rejoint GAP. Il raconte que GAP est le seul crew qu’il pose systématiquement depuis cette période. L’entretien mentionne également l’entrée de Sike dans la famille GAP après une nuit de peinture en 1996, puis la fusion ultérieure avec les DRS de Rotterdam.
Cette matière est précieuse parce qu’elle montre que le graffiti de Faki est aussi une histoire de transmission, de groupe et de mémoire collective — pas seulement une suite d’images individuelles.
Recoupement Maquis-Art : la base documentaire référence Faki en Île-de-France et l’associe explicitement aux crews DRS, GAP et 319. Sa fiche dédiée au crew DRS le compte également parmi ses membres et donne pour DRS la signification « Dirty Rotten Scoundrels / DrugsRunnerS ».
Sources : DRIPS, « 12Shot: Faki », 15 août 2018 ; Thunder Control #3 / Editions Binks ; Maquis-Art — fiche Faki ↗ ; Maquis-Art — fiche DRS ↗.
Une tente de technicien fibre devient un camouflage ; le geste disparaît quelques minutes avant que l’image n’apparaisse.
Faki détourne une tente destinée aux techniciens de fibre optique afin d’intervenir sur du mobilier urbain sans exposer immédiatement son geste.
Dans la vidéo, il résume son rapport au risque par : « Aucune pression. La pression, c’est dans la bombe. »
Cette séquence est intéressante précisément parce qu’elle appartient au présent : la pratique urbaine de Faki n’est pas seulement un souvenir des années 1990.
Dans une intervention urbaine apparaît une mémoire plus personnelle : celle de ses origines arméniennes.
Faki relie explicitement 1915 au génocide arménien et à ses origines arméniennes. Il explique vouloir le rappeler « pour ne pas oublier ».
Nous devons encore documenter la place réelle de 1915 dans l’ensemble de son travail avant d’en faire un axe plus large.
EXPO SAUVAGE
Faki ne se contente pas d’avoir fondé le projet : il en organise concrètement les artistes, les dons, les plannings, les partenaires et les actions de terrain.
Des œuvres sont exposées directement dans la rue ; les dons recueillis sont destinés à des personnes en grande précarité.
La vidéo transmise par La Distillerie montre des œuvres disposées sur le trottoir à proximité de l’Hôtel Drouot, des échanges directs avec les passants et des artistes intervenant sur place.
Le texte de présentation du projet affirme un principe simple : utiliser l’exposition comme un outil concret d’entraide, avec une redistribution directe aux personnes concernées.
Le fichier vidéo est conservé comme source de travail ; le lecteur est déjà prêt à l’accueillir lorsqu’une version optimisée sera disponible.
Recherche d’artistes, collecte de pièces, plannings, logistique, sponsors et distribution : le projet se construit bien avant l’exposition.
Selon les informations communiquées à La Distillerie, Faki sollicite les artistes et rassemble les dons, organise les plannings et la logistique, recherche des sponsors et coordonne les actions sur le terrain.
Ces éléments sont intégrés dans cette version de travail et seront complétés par les archives et confirmations directes de Faki avant publication définitive.
Faki participe aux maraudes, parfois avec sa famille, et réfléchit aux moyens de rencontrer les personnes sans réduire l’action à une communication à distance.
La Distillerie nous indique que Faki participe lui-même aux maraudes et peut construire des dispositifs de terrain inhabituels, allant parfois jusqu’au déguisement, afin d’observer, comprendre ou entrer en relation autrement.
Ce point devra être raconté avec son contexte précis pour éviter tout effet sensationnaliste.
Des artistes reconnus ont déjà donné des pièces. Les noms et œuvres seront ajoutés uniquement lorsque les autorisations et archives seront réunies.
La bibliothèque est prévue pour documenter chaque don : artiste, œuvre, contexte, date et utilisation dans le projet. Aucun nom n’est avancé ici sans confirmation exploitable.
La Distillerie assume qu’une œuvre de collection, une intervention éphémère et un don solidaire n’ont pas la même fonction — sans être incompatibles.
Représenter un artiste ne consiste pas à neutraliser ce qui déborde du marché. La Distillerie choisit de soutenir Expo Sauvage tout en construisant pour Faki un cadre de collection, de documentation et de carrière.
La distinction reste essentielle : œuvre destinée au marché, œuvre donnée, intervention urbaine et archive doivent conserver des statuts clairs. Cette lisibilité protège autant la pratique sociale que le travail de collection.
PRESSE, VIDÉOS & ARCHIVES
Articles, vidéos, anciennes photographies, murs et documents seront rassemblés ici progressivement. La structure peut accueillir de nombreux médias sans être redessinée. Maquis-Art est utilisé comme base de recoupement pour les crews et certains lieux, mais n’est pas transformé en vignette tant que ses fichiers photo individuels ne sont pas récupérables de façon fiable.
La source publique la plus détaillée actuellement identifiée sur ses débuts, GAP, les trains, l’affaire de Versailles et son retour au graffiti.
Publié le 15 août 2018, le format 12Shot laisse Faki raconter lui-même douze épisodes de son histoire. Le texte permet de distinguer ce qui relève de son témoignage personnel de ce qui peut être recoupé par d’autres archives.
Origines : Bronz puis Faki ; Val-de-Marne ; Esky, Frez/Spoke, Fore ; sessions sur la ligne 7.
GAP : rencontre avec Crier dans les Yvelines, entrée dans le crew, concentration sur trains et RER. Il documente également l’arrivée de Sike dans GAP en 1996 et la fusion ultérieure avec DRS Rotterdam.
Recherche formelle : Faki se souvient qu’en 1996 il expérimentait déjà la compression du lettrage en imbriquant certaines lettres — élément directement utile pour comprendre ses recherches actuelles autour du signe.
Justice : il livre sa version de l’affaire de Versailles, de la perquisition et de son passage à Bois-d’Arcy. Cette partie reste volontairement attribuée à son propre récit.
Retour : il situe sa reprise en 2011, après une longue interruption, dans un moment de remise en question personnelle et de paternité.
Identité : il relie son blaze au terme de skate fakie et explique qu’il est devenu une seconde identité.
Source originale : DRIPS — « 12Shot: Faki », 15/08/2018. Le lien original est conservé dans cette fiche.
Une séquence particulièrement riche sur le camouflage, 1915, la surveillance, la responsabilité et le temps.
La vidéo complète a été fournie à La Distillerie. Cette V2 en utilise déjà plusieurs photogrammes ; l’emplacement vidéo natif du lecteur est prêt pour une version optimisée.
Une vidéo de terrain qui montre l’installation d’œuvres dans la rue et explicite la fonction solidaire du projet.
La vidéo montre notamment une installation près de Drouot. Le texte final présente Expo Sauvage comme un collectif utilisant l’exposition improvisée pour transformer l’art en geste concret d’entraide.
Quatorze images étaient déjà associées au profil Faki dans Shopify : elles sont désormais accessibles dans une vraie bibliothèque.
Ces images sont déjà stockées dans le profil artiste Faki. Elles ne sont pas encore suffisamment légendées pour être réparties avec certitude entre atelier, œuvres, rue, expositions ou portraits.
Étape suivante : Faki devra simplement les identifier ; la structure est déjà prête et aucun redesign ne sera nécessaire.
Une seconde source consacrée à Faki, centrée sur les années 2000, les procès de Versailles et GAP.
Thunder Control #3 consacre un entretien à Faki. La présentation de l’éditeur indique qu’il y revient sur la manière dont se vivait le graffiti dans les années 2000, sur la genèse des procès de Versailles et sur GAP, présenté comme son crew emblématique de cette période.
La publication compte 64 pages couleur, au format A4, et Editions Binks annonce un tirage de 500 exemplaires. Elle associe entretiens et archives photographiques consacrées à plusieurs acteurs des scènes française et japonaise.
Pour le dossier Faki, son intérêt est différent de DRIPS : elle constitue une deuxième source éditoriale indépendante confirmant l’importance de GAP et des procès de Versailles dans le récit historique de l’artiste.
Médias : les quatre vues disponibles sur la page de l’éditeur sont intégrées à cette bibliothèque. Elles documentent la publication elle-même ; elles ne sont pas présentées comme les pages complètes de l’entretien Faki tant que nous ne possédons pas le magazine numérisé.
Vidéo : aucune vidéo fiable ou directement liée à ce numéro n’a été identifiée dans les sources publiques consultées.
Source éditeur — Editions Binks ↗
Fiche complémentaire — All City ↗
Des interventions attribuées à « Faki Monsieur EIFE » sont encore référencées à Paris en 2026.
Street Art Cities référence plusieurs entrées Faki Monsieur EIFE dans son inventaire parisien, avec des ajouts encore récents en 2026.
Cette source est utile pour éviter de présenter son graffiti comme un simple chapitre historique clos : la pratique urbaine continue.
Une source complémentaire pour le parcours et certaines œuvres, à recouper avec les archives directes.
ArtMajeur situe notamment ses débuts en 1992, sa période trains/métros et sa reprise en 2011.
Le compte sera progressivement indexé par dates, lieux, collaborations et œuvres lorsque les contenus nous seront transmis directement.
Instagram bloque une récupération exhaustive automatisée. L’archive sera donc construite à partir des fichiers, captures et vidéos transmis par Faki ou La Distillerie.
Articles, flyers, affiches, catalogues, autorisations et documents pourront rejoindre cette bibliothèque.
Emplacement réservé à la documentation future sans modification du design.
LA DISTILLERIE 66
La Distillerie accompagne Faki comme artiste contemporain sans transformer son origine graffiti en étiquette de galerie. Elle assume aussi de soutenir Expo Sauvage : une pratique urbaine sociale et non marchande peut coexister avec un travail de galerie, à condition de ne pas confondre accompagnement artistique et logique commerciale.
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